Hiver québécois!

Hiver québécois!

Posted on 12/02/2012

 

Hiver sur le campus
Hiver sur le campus: Arbres nus sous un ciel bleu d’hiver sur le campus de l’université de Sherbrooke

Mes amis des pays chauds avaient peur pour moi quand j’ai annoncé notre retour au Québec. Plusieurs ne pouvaient pas imaginer vivre dans une température en dessous du zéro.

Mes amis du Québec me demandent souvent si la chaleur d’Egypte me manque et si je m’habitue au froid québécois.

Cette année, l’hiver québécois me semble être particulièrement doux, pour ne pas dire “lâche”. Il n’ose pas encore frapper. Je me suis bien préparé pour l’affronter. Un peu trop, peut-être

L’hiver européen et du Moyen-Orient est dur cette année. La pluie est venue laver le Caire plusieurs fois, alors que de mes huit années là-bas, je n’ai vu la pluie que 2 ou 3 fois. Il y a eu de la grêle à Alexandrie. Le Liban grelotte. La Syrie vit plutôt une situation très chaude… avec la révolution de ses citoyens et la répression sanglante du régime.

 

Mon ami québécois me parle de politique!

Mon ami québécois me parle de politique!

Posted on 09/12/2012

A l’instar de mon ami libanais, mon ami québécois me parlait cette semaine de bien de choses. La plupart de nos discussions portent ce temps-ci sur la politique. Mon ami est un fin observateur de la politique de son pays, mais il n’est activement impliqué dans aucun parti. Il rêve, mon ami, ou bien, devrais-je dire, il rêvait de voir son pays indépendant, libre et tout et tout. C’est pour réaliser ce rêve que mon ami a toujours voté pour le parti indépendantiste. Tout récemment, il avait hâte que le gouvernement annonce les élections pour en finir avec ces décideurs qui ne décident pas, ces gouverneurs qui ne gouvernent plus, ces politiciens de tour d’ivoire qui semblaient habiter une autre planète que celle qu’habitent leurs électeurs.

Mon ami me disait qu’il avait hâte de voter pour “éjecter ces gens-là” et voir arriver une nouvelle équipe de politiciens, un nouveau gouvernement plus proche des gens et plus “groundé”. Ça a été fait! Son parti a gagné et a formé un gouvernement minoritaire.

J’ai rencontré mon ami québécois la semaine dernière. Il n’était pas  du tout content. Il m’a dit:

“Je suis déçu par ce qui se passe depuis quelques semaines dans mon Québec à moi. C’est comme si la chaise des ministres contenait un virus prêt à attaquer quiconque occupe cette responsabilité. Virus impitoyable qui attaque la capacité de penser et paralyse une bonne partie de toutes les fonctions de jugement, de discernement, de mesure. Avant d’arriver à ce poste, ils sont brillants, fonceurs et prêts à te bâtir un pays de toute pièce. Le virus les attaque et ils deviennent menteurs, débiles, ne voient plus que leur nombril et s’arrachent les morceaux comme s’il y avait une urgence à mal agir. Les promesses sont oubliées, sinon reniées, les improvisations pillulent, les amis hululent et les nominations partisanes placent les amis et les moins amis dans des postes les plus importants. ”

Mon ami reprend son souffle. Il dit: “Tiens! On a plusieurs journalistes dans notre gouvernement actuel. On les croyait intelligents, leaders, libres penseurs même. L’un se met à dos tous ceux et celles avec qui il est supposé travailler. Pauvre lui, il n’a jamais géré ni entreprise, ni école, ni université ni même une garderie. Il doit maintenant gérer un réseau de 19 universités, des organismes de recherche et d’innovation, des initiatives de dialogue national, des lois, des mesures, des … des…. des….

L’autre semblait être destiné au poste. Par défaut. Faute de mieux! Mon ami ne savait pas exactement. Il avoue ne l’avoir jamais aimé ni été fan de ses publications ni de ses positions politiques. Mais il l’admirait comme journaliste, comme chroniqueur, et polémiste. Et paf! On se demande, me dit mon ami, ce qu’il fait là. A-t-il perdu sa liberté de pensée, son initiative, ses capacités de penser et de décider? Est-il en position de décider ou bien ne serait-il pas juste une façade pour des décisions du patron? Est-il plutôt tellement imbu de lui-même que ses décisions sont brouillées comme une soupe au pois? Combien de fois s’est-il trompé, excusé et surtout rendu ridicule envers les électeurs et autres députés. Mon ami a une théorie assez intéresante d’ailleurs sur ce personnage. Il dit: “Lui là! Il ne peut pas durer à cette place-là. Il va être le premier à quitter le bateau avant même les nouvelles élections. Tu verras, me dit-il, il ne supportera pas encore longtemps cette position où il se ridiculise ou se fait ridiculiser à cause de son patron. Il est tellement fier de son personnage, orgueuilleux qu’il ne tardera pas à lâcher ce patron, comme il en a lâché d’autres par le passé.”

Mon ami pense que le souverainiste que ce ministre est, a montré un visage de “vieux séparatiste, ennemi des anglos, des étrangers, des allophones, des Canaiens comme on n’en a pas vu depuis les années 1980.” Ce n’est pas comme cela qu’on ouvre le pays à l’international et que l’on gère la diplomatie d’un pays comme le Québec.

Le troisième personnage-journaliste déserpère mon ami au plus haut point. Mon ami ne sait même pas quel poste occupe ce ministre. Il le voit à côté du patron, ou en train de commenter, de réagir, de grimacer et de protester. Mais il ne le voit pas agir, me dit-il!

Je plains mon ami Québécois et j’espère que son découragement ne durera pas longtemps. Il en sera tellement malheureux qu’il aura encore hâte aux prochaines élections. Il ne voterait probablement plus pour la “même gang”. Et ce sera une première fois pour lui, et peut être la dernière fois qu’il verra “ces politiciens improviser l’avenir de tout un pays !”

Interview à Radio Canada Vancouver

France Alumni

En décembre 2015, à l’occasion du lancement du réseau France Alumni, j’ai donné une interview à la radio francophone de Radio Canada à Vancouver que l’on peut écouter ici.

A Radio Canada Vancouver
A Radio Canada Vancouver, Décembre 2015
Avec Rafael Pont, attaché culturel au Consulat général de France à Vancouver
Avec Rafael Pont, attaché culturel au Consulat général de France à Vancouver

Zaïm: Family name

ZAÏM

الزعيم

Il y a quelques années, j’en ai trouvé au Maroc. Je pensais qu’il n’y en avait qu’à Tripoli, au Liban. Les premiers que j’ai vus à Beyrouth me semblaient des martiens. Je savais qu’il y en avait en Syrie, mais on les connaissait par un personnage très connu dont j’avais lu le nom dans les livres d’histoire. Plus tard, j’ai lu un nom dans les journaux, il était recherché par les autorités de son pays. Un homonyme à moi était auteur dans un grand journal de défense. Pas mon genre, je jure….

Il y en a en Palestine.  En Egypte, aussi. Tiens! Le Mamelouk Mahmoud Lotfi El Zaïm, gouverneur de Tripoli Liban venait d’Egypte, m’a-t-on appris. Mon oncle m’avait montré la plaque qui porte son nom sur la porte de la Mosquée El Moaalak, dans la vieille ville de Tripoli, Place Defterdar, pas loin de Bab ElRamel. Mon oncle tenait à ce que je connaisse cet ancêtre. Sois. Plus tard, j’ai appris que mon grand-ancêtre avait aussi construit la Mosquée Taham, pas loin de la Mosquée Moaalak, et tout aussi surelevée qu’elle. Moaalak veut dire “suspendu”.

J’ai souvent visité ces deux mosquées de Tripoli, sans jamais savoir pourquoi étaient-elles suspendues. El Taham est presque invisible de la rue, il faudra (il fallait) passer dans la petite ruelle, derrière le vendeur de persil pour emprunter les escaliers menant à la mosquée. J’ai grimpé une fois dans le minaret pour prendre des photos de la coupole. C’était pour un travail sur l’architecture romane et l’architecture mamelouke, que je devais soumettre à mon professeur de Civilisations en première année d’université. J’avais pris une centaine de photos de Tripoli, et bien sûr, j’ai pour l’occasion sillonné les rues de la vieille ville, chose que j’aimais faire depuis mon enfance.

Les deux mosquées sont suspendues sur une arcade (chacune) qui surplombe la petite rue. La Mosquée Moaalak est aussi en partie sur le flanc d’une petite pente ou colline qui mène vers AbouSamra, le quartier suspendu lui aussi sur une colline de Tripoli, la colline où se trouve la Citadelle. J’avais jamais imaginé la Mosquée Moaalak et son attachement à cette colline. En fait, alors que j’empruntais un jour les escaliers qui mènent de la citadelle (juste en face de l’entrée de la citadelle, quelques mètres plus bas, il y a des escaliers. Ce sont les escaliers de Akbat El….. je ne sais plus) vers Souk Al-Attarine, une porte entrouverte et attenant à un jardin m’a attiré l’attention. C’est le jardin, et plus particulièrement un palmier-dattier et un bananier m’ont attiré vers ce jardin. Poussant la porte en compagnie d’un ami québécois en visite à Tripoli, j’ai été accueilli par un groupe de Monsieur qui nettoyaient le jardin et réparaient un petit mausolée, couleur jaune Tripoli.

C’était le mausolée de Mahmoud Lotfi El Zaïm, et le jardin était celui de la Mosquée El Moaalak. On est encore plus haut que le souk, à hauteur de la Mosquée. Ce qui fait que le jardin aussi est suspendu, moaalak.

J’ai passé quelques heures avec ces gentils messieurs qui s’occupaient du jardin et du mausolée de mon grand ancêtre. On a mangé du maamoul, le fameux gateau tripolitan de la fête, car c’était la fête et Luc, l’ami québécois, ne pouvait plus en manger un de plus tellement il en avait mangé tout au long de cette semaine de février 2005 qu’il a passée au Liban.

Mise à jour en juillet 2016: J’ai découvert un homonyme qui vit en France et qui est auteur romancier.

MhdLutfiElZaimMausollee
Mausolée de Mahmoud Lotfi El Zaim, Mosquée El Mouallaq, ou homonyme.